shampoing solide
Beauté

A la recherche des cheveux soyeux : comment je suis passée au shampoing solide ?

Ceci est un récit. Long et personnel. Je partage avec vous mon « parcours capillaire » qui commence mal mais qui, à la rencontre du shampoing solide, connaît une fin heureuse.  Et grand plus : il m’embarque dans l’aventure de la fabrication de produits cosmétiques, et conséquemment dans celle de mescoursesenvrac.com !

La quête de ZE réponse dans la surconsommation

Mes cheveux. Quelle affaire ! Combien de fois m’est-il arrivé de me dire « y en a marre je m’en fous, je les coupe », « ça me gave, je n’y touche plus je laisse pousser », « rha là là, et si je me rasais là tout de suite ? »… Et j’en passe. Pourquoi ? Et bien commençons par le commencement : j’ai vraiment très peu de cheveux qui sont fins, secs, tellement secs qu’on dirait difficilement que j’ai peu de cheveux car ils frisent, cela leur donne du volume mais attention, je ne parle absolument pas du volume que toutes ces pubs de produits capillaires cracra nous promettent. Je parle plus du volume que les personnages de dessins animés obtiennent en mettant un doigt dans la prise. Ça c’est la nature de mes cheveux, même s’ils peuvent être au top de leur forme avec les soins naturels qui leur conviennent, ils ne changeront jamais radicalement juste parce que j’utilise tel ou tel produit promettant une révolution capillaire. Aujourd’hui à 30 ans je les accepte et aime tels qu’ils sont mais ça n’a pas toujours été le cas.

La quête du changement capillaire chez les femmes est souvent associée à une certaine détresse. Ce ne serait pas un cliché superficiel et un peu stupide ? Le pourquoi du comment de cette association est ici hors sujet mais je sais que moi, j’ai le souvenir vif et pénible de m’avoir coupé une frange affreuse à 2h du matin, en pleine rédaction de mon mémoire, complètement bloquée devant mon ordi. Sacrée pause, je peux vous dire qu’elle m’a bien réveillée ! (et mon copain aussi, en me découvrant transformée en Amélie Poulain ratée au destin pas si fabuleux que ça). Les fois où j’étais un peu moins « brave », je me noyais dans la surconsommation des produits capillaires conventionnels cracra. Je pense que je suis passée par à peu près toutes les cases : shampoings/après shampoings/masques/soins/produits coiffants… produits pas chers de toutes les marques possibles, ceux que l’on trouve absolument partout, ceux vendus par les salons de coiffure et qui coûtent un bras beaucoup trop chers, ceux qui sont « oh so niche ! », difficiles à trouver et donc commandés sur Internet aux quatre coins du monde… et j’en passe, encore une fois.

cheveux

Passage au naturel qui ne s’est pas fait naturellement

Lorsque j’ai commencé à comprendre –enfin !- que peu importe leur marque ou leur prix, la quasi-totalité de ces produits sont bourrés de substances toxiques, irritantes, allergènes ou cancérigènes ayant un impact néfaste sur ma santé, celle du petit poisson qui nage dans l’océan pacifique, ou encore sur celle de mon enfant qui n’est pas encore né, j’ai lancé mon aventure dans la recherche d’alternatives naturelles. Au lieu de me diriger vers une transition « douce » comme toute personne raisonnable voulant changer ses habitudes de consommation, je devais chercher la solution dans l’extrême. S’est imposée donc à moi la technique de « no-poo ». Pour ceux/celles qui ne la connaissent pas, cette méthode consiste en gros à remplacer étape par étape son shampoing par le bicarbonate de soude et son après-shampoing par une eau de rinçage qui est tout simplement du vinaigre de cidre dilué. Que veut-dire « étape par étape » ? C’est-à-dire que normalement il faut habituer ses cheveux au changement, c’est une sorte de réhabilitation : on apprend doucement à ses cheveux et à son cuir chevelu qu’ils peuvent vivre sans sulfates, silicone et Cie. On commence par espacer petit à petit ses shampoings pour arriver à un lavage par semaine, on se brosse les cheveux quotidiennement pour répartir le sébum sur l’ensemble de la crinière… Hé bien, je n’ai pas du tout procédé étape par étape. De nature impatiente et fonctionnant d’habitude en « tout ou rien », je me suis directement jetée sur le bicarbonate de soude et le vinaigre de cidre. Mes cheveux n’ont rien compris à ce changement brusque et violent, et ils ont déraillé : ils étaient poisseux, gras aux racines mais secs aux pointes plus que jamais, j’avais des pellicules et des démangeaisons pour la première fois de ma vie, bref… la catastrophe capillaire. A ma grande surprise, malgré ma nature impatiente, j’ai réussi à tenir le coup pendant presque 1 an en espérant que cela changerait avec le temps et que moi aussi j’aurais des cheveux soyeux comme celles qui ont franchi le pas de no-poo et qui sont ravies. Hélas, ce ne fût pas du tout le cas : mes cheveux ont mieux tenu le coup de rébellion et j’ai fini par jeter l’éponge.

Petite marche arrière pour un grand bond en avant

Je me suis alors dirigée vers les shampoings certifiés bio sans sulfates et sans silicone. J’en ai testé plusieurs sans jamais être vraiment convaincue. La grande consommatrice de YouTube que je suis, est tombée un jour sur une vidéo qui parlait des shampoings solides … Ce fût THE révélation ! Car c’est ainsi que j’ai commencé à creuser le concept de « cosmétiques solides » et à me familiariser un peu plus tard, avec la démarche zéro-déchet. J’ai alors fabriqué mon premier shampoing solide moi-même en suivant une recette trouvée encore une fois sur YouTube*. Moi qui étais tout de même un peu désespérée, donc sceptique au départ, le résultat m’a bluffée ! Mes cheveux étaient propres et plutôt doux (malgré les colorations/décolorations que je leur avais fait subir), ils sentaient bon, le shampoing était très pratique et facile à utiliser.

diy cosmétiques

Découverte d’une nouvelle passion : fabrication de cosmétiques maison

Cette victoire, petite pour l’humanité mais grandiose pour moi, m’a donné le goût de fabriquer mes produits cosmétiques :  j’ai commencé à réaliser, dans la cuisine de la résidence universitaire, mon déodorant, ma crème hydratante, mon baume à lèvres…  Je faisais des recherches, je faisais ma chimiste en faisant des essais et en jouant sur les proportions, et je réalisais de plus en plus combien ce procédé est pertinent, ludique et comblant. Donc vous savez maintenant que derrière notre offre d’ateliers DIY d’aujourd’hui, est caché en partie, un vécu, l’histoire d’une petite misère capillaire ! 🙂 Et en plus, notre association avec Carole dans la belle aventure qu’est mescouresesenvrac.com, trouve sa raison d’être initiale dans ma très grande curiosité et passion pour cette démarche.

Ma routine capillaire actuelle

Aujourd’hui j’ai une routine capillaire très très très simple : un shampoing tous les 3-4 jours. J’alterne entre mes shampoings solides maison que je continue à fabriquer avec une recette améliorée au fil du temps en fonction des besoins de mes cheveux et celui pour cheveux secs de Pachamamaï. En passant, j’aimerais préciser que la question que l’on se pose catégoriquement avant de mettre un produit en vente sur notre e-shop, c’est : « est-ce que je suis 100% emballée ? » Si la réponse n’est pas un grand OUI, on ne vous le propose pas.  Je ne dis pas que nos produits préférés de chaque catégorie resteront toujours les mêmes ; ce n’est pas possible tant que l’on cherche sans cesse à améliorer notre offre en testant d’autres produits existants. Ainsi depuis les débuts de mescoursesenvrac.com nous avons pu essayer plusieurs shampoings solides pour décider lequel serait proposé sur l’e-shop. Dans la catégorie des shampoings solides, ceux de Pachamamaï* restent de loin les meilleurs de tous ceux que l’on a testés. J’ai adopté celui pour cheveux secs pour 2 raisons : premièrement parce que j’ai toujours eu l’impression qu’alterner les shampoings de temps en temps revitalise la tignasse : les cheveux « se réveillent » en quelques sortes. Et deuxièmement en plus de son action parfaitement nettoyante, celui-ci a un pouvoir hydratant que je trouve exceptionnel ! En effet, moi qui pensais que l’après-shampoing était l’invention la plus utile et indispensable de l’histoire de l’humanité, je l’ai supprimé de ma salle de bain depuis que j’utilise le Glamourous de Pachamamaï !

*n.b. : nous avons tout mis en oeuvre pour vous proposer les shampoings solides de Pachamamaï à un prix réduit. Et pour ne rien vous cacher, nous sommes fières d’avoir réussi : vous pouvez faire votre recherche de votre côté bien sûr mais d’après nos connaissances, mescoursesenvrac.com est aujourd’hui le magasin en ligne où vous pouvez les acheter au prix le plus intéressant !

Les soins occasionnels : 

Maintenant que j’ai trouvé les shampoings qui me satisfont 100%, je vous avoue que j’ai arrêté d’embêter mes cheveux en les gavant de mille et un produits supplémentaires. Cela étant dit, j’aime bien les gâter de temps en temps. Quand l’envie me prend de leur donner un petit coup de boost, j’utilise une chantilly de karité en bain d’huile : je masse mon cuir chevelu avec quelques noisettes de chantilly, je répartis le produit sur les longueurs, je tresse mes cheveux et je me couche. En plus de me donner l’impression d’avoir des cheveux de bébé le lendemain, cette chantilly est parfaitement multi-usages, je l’utilise pour m’hydrater tout le corps (sauf le visage, je la trouve un peu trop riche pour le visage) ! Cette chantilly est absolument impeccable donc je ne vous prive pas de la recette. Vous pouvez la consulter  ici sur le blog.

Instant astuce :

Vinaigre de cidre cheveuxLorsque j’ai envie d’un petit peu plus de brillance et d’éclat sur mes cheveux, je me fais une eau de rinçage à base de macérât vinaigré. Pour la préparer, rien de plus simple : dans un bocal, mettez des écorces d’agrumes (pamplemousse, citron, clémentine, orange, tout ce que vous voulez/avez !) et couvrez-les du vinaigre de cidre. Fermez votre bocal, laissez la magie s’opérer pendant quelques jours (moi j’ai tendance à attendre pendant 2 à 3 semaines pour bien supprimer l’odeur de vinaigre qui ne m’enchante pas spécialement !). Ensuite filtrez votre macérât et diluez-le à raison de 25 cl pour 1 l d’eau. Vous pouvez l’utiliser après vous être lavé les cheveux dans la dernière eau de rinçage (une fois que vous avez appliqué l’eau de rinçage, vous ne rincez plus vos cheveux). La technique que je trouve plus pratique personnellement, c’est de mettre ma préparation dans un vaporisateur et de « pschitter » généreusement mes cheveux essorés après la douche. Mes cheveux sont ainsi très souples, doux et brillants !

Et les accessoires ? 

Routine cheveux naturelleAvant de passer au naturel, ma Tangle Teezer et moi ne faisions qu’un. Vous avez certainement entendu parler de cette brosse démêlante 100% plastique si vous suivez des chaînes ou blogs de beauté depuis un moment. L’équipe de  marketing de la marque a réussi à créer un énorme buzz autour de ce truc : toute youtubeuse qui se respecte en parlait comme l’accessoire du siècle, envoyé sur cette terre par les saints et esprits, au secours de nos cheveux emmêlés. Je devais donc l’avoir, je l’ai acheté (un autre achat compulsif… je pense que vous avez déjà compris à quel point j’étais impliquée dans la surconsommation avant de commencer à me poser les bonnes questions). Non mais plus sérieusement, je ne vous mentirai pas, je la trouvais performante, ayant des cheveux secs & fins facilement emmêlés. Sauf que cet objet est en plastique… extraction polluante de pétrole, il contient sans doute des perturbateurs hormonaux,  et au niveau de cheveux… et bien je vous mets une question & sa réponse trouvées sur Internet qui expliquent très bien la problématique :

Pourquoi des cheveux secs brossés avec un peigne en matière plastique se dressent-ils!?

Le frottement de certaines matières l’une avec l’autre provoque des arrachements d’électrons, ce qui fait que l’une des matières va posséder un excédent d’électrons, des charges négatives, et l’autre un déficit d’électrons, donc des charges positives. Ces charges vont donc interagir à distance en s’attirant mutuellement : le peigne attire à lui les cheveux chargés. Qui plus est, les cheveux étant tous de la même matière, ils sont chargés de la même manière, avec la même charge électrique. Ils ont donc tendance à se repousser, or étant fixés sur le crâne, ils ne peuvent pas se soustraire à l’influence des autres cheveux. Résultat, ils s’écartent au maximum en occupant tout l’espace disponible : ils se dressent ou forment des épis impossibles à enlever sans les décharger.

= re bonsoir les frisottis ! Or depuis un moment maintenant, je ne jure que par ma brosse à cheveux en bois qui est un bel objet durable, naturel et biodégradable en fin de vie (ce qui ne devrait pas  facilement arriver avec un peu de soin). Sachez notamment que les brosses à cheveux à picots en bois massent très bien le cuir chevelu, favorise la pousse et répartissent le sébum sur l’ensemble des cheveux (ce qui est de loin le meilleur soin naturel !)

Et si je concluais ?

Et voilà tout est dit ! C’était marrant pour moi de rebondir sur ma relation autrefois troublée avec mes cheveux  et de la mettre en mots dans un article. Car elle occupe une place quelque peu symbolique dans la remise en question de mes habitudes de consommation et illustre un peu mon évolution personnelle, l’évolution de la façon dont je formule mes interrogations vis-à-vis d’une consommation alternative.

Question qui tue : est-ce que aujourd’hui je ne suis plus du tout tentée par une frange ? Si si  ! Mais avant d’aller chercher les ciseaux, je m’oblige à regarder la photo de gauche (cadeau !) prise tout de suite après le fameux incident – et oui je n’ai qu’un œil maquillé, je ne sais pas pourquoi. La fatigue, la lassitude et le regret, par contre, eux ils sont présents dans tous les deux yeux : une chose est sûre : je ne suis plus du tout tentée par les produits capillaires remplis de substances toxiques, emballés & suremballés dans du plastique : ma salle de bain, c’est le royaume des shampoings solides, quelques petits soins naturels maison et rien d’autre ! Et mes cheveux sont enfin tranquilles.

*Le nom de la youtubeuse qui partageait sa recette m’échappe complètement aujourd’hui et j’en suis triste puisque je lui suis reconnaissante ! Mais de toutes façons comme je vous disais plus haut, j’ai pas mal modifié cette recette initiale en fonction des besoins de mes cheveux et des connaissances que j’ai acquises au fil du temps. Vous pouvez consulter la recette de Naturellement Lyla qui est très bien aussi !

 

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2 Commentaires sur "A la recherche des cheveux soyeux : comment je suis passée au shampoing solide ?"

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J’ai testé ce shampoing solide pour cheveux secs il est vraiment génial! Petite question, la brosse en bois qui apparaît sur la photo vient d’ou ?
Belle soirée